Midi Interactions mercredi le 27 février 2019 : La collaboration et son potentiel de démocratisation de l’organisation publique des services sociaux et de santé

Midi Interactions

le 27 février 2019 de 12h15 à 13h15

CLSC Bordeaux-Cartieville salle D2049 ou via le web via Zoom (sur inscription)

La collaboration et son potentiel de démocratisation de l’organisation publique des services sociaux et de santé

par Isabelle Ruelland

Résumé : Vue comme une possibilité de mieux coordonner les actions et de mettre à profit la complémentarité des expertises au sein des réseaux de santé et de services sociaux, la collaboration devient un impératif organisationnel, professionnel et légal pour les professionnels, les gestionnaires de même que pour les destinataires et leurs proches. Paradoxalement, les conditions organisationnelles favorisant la collaboration ne sont pas toujours au rendez-vous. En se fondant sur des résultats issus de nos recherches menées au sein de réseaux publics de santé mentale au Brésil, cette présentation sera l’occasion de réfléchir ensemble au pouvoir d’agir collectif sur les conditions organisationnelles de la collaboration dans une perspective de démocratisation; c’est-à-dire au pouvoir d’agir collectif sur les mécanismes de reproduction des inégalités induites par le contexte organisationnel des réseaux de santé et de services sociaux.

Isabelle Ruelland (Ph. D. Sociologie) est chercheure postdoctorale au Hub-Santé Politique, Organisations et Droit (H-POD) du Centre de recherche du CHUM ainsi qu’au Centre de recherche et de partage des savoirs InterActions. Elle enseigne à l’École de travail sociale et à la Faculté de communication de l’UQAM. Isabelle se spécialise dans l’étude des rapports sociaux de pouvoir au sein des réseaux publics de santé et de services sociaux. Ses recherches récentes, au sein du Partenariat ARIMA, visent à produire de nouveaux outils conceptuels en vue de définir des trajectoires de démocratisation à l’œuvre dans les dynamiques collaboratives qui prennent forme dans les réseaux en santé mentale jeunesse, à saisir leur efficacité et à analyser leur potentiel de transférabilité à d’autres réseaux du Québec.