Trouver un emploi pour une personne réfugiée : les dimensions de l’accueil

Persperctives d'intervenants du communautaire et de personnes réfugiées
Mai 2020

Marie-Jeanne Blain, Roxane Caron et Marie-Claire Rufagari

Cahiers de Géographie du Québec, 62 (177), 393-407

Travailler, étudier, se sentir accueilli sont des dimensions centrales des processus d’intégration. La question du droit à la ville des personnes immigrantes est abordée sous l’angle de l’hospitalité et de l’accueil, soit la place accordée aux personnes réfugiées, illustrée à partir du cas de l’emploi. Le Québec a accueilli plus de 26 000 réfugiés entre 2011-2015. En raison des défis particuliers auxquels ils sont confrontés (trajectoires prémigratoires, langue étrangère, niveau de scolarité), nous visons, avec cette recherche-action, à mieux comprendre les processus d’intégration professionnelle de ces réfugiés et les ressources en employabilité qui sont impliquées.

À cette fin, nous avons rencontré 17 intervenants du milieu communautaire et 14 personnes réfugiées à Montréal et dans des villes d’autres régions. Au coeur des entrevues, l’accueil est apparu comme une dimension fondamentale, tant du point de vue des personnes réfugiées que des intervenants. Dans cet article, nous explorons en quoi cet accueil est une porte d’entrée pour le vivre-ensemble, abordé à travers l’emploi, mais touchant plus largement la vie sociale.

Article dans Érudit

Marie-Jeanne Blain

Professeure associée, département de travail social, Université de Montréal

Roxane Caron

Professeure adjointe, École de travail social, Université de Montréal