Mieux prévenir la violence dans les relations intimes : des outils adaptés aux réalités intersectionnelles des adolescent·es
Resumé
Le projet vise à mener une recherche en collaboration avec la Maison des jeunes L’Ouverture (MJO) de Montréal-Nord afin de saisir les perspectives des adolescent·es vivant en contexte de vulnérabilité et diversité (VD) sur les relations amoureuses et la violence dans les relations intimes (VRI). Ces connaissances seront à même de répondre aux priorités du partenaire (MJO) et permettront d’approfondir la compréhension du problème et des besoins de sa clientèle, de développer des outils de prévention adaptés et de renforcer le travail intersectoriel.
L’ampleur du problème sur le territoire, combinée au manque d’organismes locaux spécialisés en prévention de la VRI, a conduit la MJO à développer des services visant à promouvoir l’égalité des genres et à favoriser des relations saines et sans violence qui, faute de financement, ont été interrompus. Considérant la forte proportion de jeunes, de personnes nouvellement arrivées et de minorités racisées confrontées à des conditions de vie difficiles, ainsi qu’à diverses formes de stigmatisation et de discrimination, le partenaire doit innover pour répondre aux besoins croissants d’une clientèle aux parcours migratoires complexes, qui éprouve des défis d’intégration sociale.
Ce projet de recherche-action d’un an, axé sur la diversité ethnoculturelle et de genre chez les adolescent·es âgé·es de 12 à 17 ans vivant à Montréal-Nord, permettra de produire des connaissances approfondies, de développer des outils innovants adaptés aux réalités contextuelles des jeunes et de formuler des recommandations pour améliorer les services offerts dans le domaine par la MJO. Grâce aux activités de mobilisation des connaissances, les résultats contribueront également à sensibiliser d’autres acteur·rices du territoire.
Une recherche récente montre que les adolescent·es vivant en contexte de VD sont plus susceptibles de subir ou d’exercer la VRI que ceux et celles issu·es de groupes socialement dominants. Dans ce projet, la vulnérabilité renvoie à des jeunes dont les identités intersectionnelles (genre, âge, origine ethnique, etc.) les exposent à des discriminations liées au sexisme, au racisme, à l’homophobie, à la pauvreté ou à des territoires marginalisés. S’appuyant sur nos travaux antérieurs, ce projet de recherche se concentre sur les facteurs structurels influençant les expériences de VRI, surtout chez les groupes historiquement sous-représentés dans ces études. Il vise à élargir la compréhension du problème en intégrant trois approches rarement mobilisées ensemble : intersectionnelle, interculturelle et territoriale. De plus, cette recherche aspire à développer des études plus inclusives et à produire des connaissances pertinentes pour le milieu pratique. Des méthodes qualitatives innovantes fondées sur l’art nous permettront de mieux saisir les perspectives des adolescent·es et le sens qu’ils·elles donnent à leurs expériences.
Conformément à notre approche participative, la gouvernance du projet repose sur un modèle de co-direction entre l’équipe de recherche et la MJO qui, forte de plus de 40 ans d’expérience, jouera un rôle clé à toutes les étapes de la recherche, assurant un leadership partagé et des décisions conjointes. Un comité intersectoriel consultatif soutiendra ce processus. Enfin, ce projet de recherche offre l’occasion de réfléchir aux besoins de la population desservie par la MJO, aux liens entre structures d’oppression, conditions de vie et VRI, ainsi qu’aux barrières d’accès aux services. Il éclairera la prise de décision du partenaire quant aux services et aux pratiques de prévention à privilégier. La co-création d’outils de prévention culturellement sensibles, rares sur le territoire, renforcera le savoir-faire de la MJO et comblera une lacune importante en intervention.
Le projet vise à mener une recherche en collaboration avec la Maison des jeunes L’Ouverture (MJO) de Montréal-Nord afin de saisir les perspectives des adolescent·es vivant en contexte de vulnérabilité et diversité (VD) sur les relations amoureuses et la violence dans les relations intimes (VRI). Ces connaissances seront à même de répondre aux priorités du partenaire (MJO) et permettront d’approfondir la compréhension du problème et des besoins de sa clientèle, de développer des outils de prévention adaptés et de renforcer le travail intersectoriel.
L’ampleur du problème sur le territoire, combinée au manque d’organismes locaux spécialisés en prévention de la VRI, a conduit la MJO à développer des services visant à promouvoir l’égalité des genres et à favoriser des relations saines et sans violence qui, faute de financement, ont été interrompus. Considérant la forte proportion de jeunes, de personnes nouvellement arrivées et de minorités racisées confrontées à des conditions de vie difficiles, ainsi qu’à diverses formes de stigmatisation et de discrimination, le partenaire doit innover pour répondre aux besoins croissants d’une clientèle aux parcours migratoires complexes, qui éprouve des défis d’intégration sociale.
Ce projet de recherche-action d’un an, axé sur la diversité ethnoculturelle et de genre chez les adolescent·es âgé·es de 12 à 17 ans vivant à Montréal-Nord, permettra de produire des connaissances approfondies, de développer des outils innovants adaptés aux réalités contextuelles des jeunes et de formuler des recommandations pour améliorer les services offerts dans le domaine par la MJO. Grâce aux activités de mobilisation des connaissances, les résultats contribueront également à sensibiliser d’autres acteur·rices du territoire.
Une recherche récente montre que les adolescent·es vivant en contexte de VD sont plus susceptibles de subir ou d’exercer la VRI que ceux et celles issu·es de groupes socialement dominants. Dans ce projet, la vulnérabilité renvoie à des jeunes dont les identités intersectionnelles (genre, âge, origine ethnique, etc.) les exposent à des discriminations liées au sexisme, au racisme, à l’homophobie, à la pauvreté ou à des territoires marginalisés. S’appuyant sur nos travaux antérieurs, ce projet de recherche se concentre sur les facteurs structurels influençant les expériences de VRI, surtout chez les groupes historiquement sous-représentés dans ces études. Il vise à élargir la compréhension du problème en intégrant trois approches rarement mobilisées ensemble : intersectionnelle, interculturelle et territoriale. De plus, cette recherche aspire à développer des études plus inclusives et à produire des connaissances pertinentes pour le milieu pratique. Des méthodes qualitatives innovantes fondées sur l’art nous permettront de mieux saisir les perspectives des adolescent·es et le sens qu’ils·elles donnent à leurs expériences.
Conformément à notre approche participative, la gouvernance du projet repose sur un modèle de co-direction entre l’équipe de recherche et la MJO qui, forte de plus de 40 ans d’expérience, jouera un rôle clé à toutes les étapes de la recherche, assurant un leadership partagé et des décisions conjointes. Un comité intersectoriel consultatif soutiendra ce processus. Enfin, ce projet de recherche offre l’occasion de réfléchir aux besoins de la population desservie par la MJO, aux liens entre structures d’oppression, conditions de vie et VRI, ainsi qu’aux barrières d’accès aux services. Il éclairera la prise de décision du partenaire quant aux services et aux pratiques de prévention à privilégier. La co-création d’outils de prévention culturellement sensibles, rares sur le territoire, renforcera le savoir-faire de la MJO et comblera une lacune importante en intervention.
