La participation des médecins aux réseaux de services

Miser sur une étroite collaboration. Synthèse de la journée thématique tenue aux 19es journées annuelles de santé publique (JASP) en 2015
Juillet 2016

Marie-Andrée Paquette avec la collaboration de François Aubry et de Nassera Touati

Il y a plus de dix ans débutait la mise en œuvre des réseaux locaux de services (RLS) et, avec elle, la création des partenariats nécessaires au plein exercice de leur responsabilité populationnelle. À cet effet, les médecins au sein des unités et groupes de médecine de famille (UMF et GMF) et des cliniques ont été appelés à collaborer avec les centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS/CIUSSS) et plusieurs autres acteurs présents sur le territoire (ressources intermédiaires, résidences pour aînés, organismes communautaires, médecins spécialistes, etc.) afin de permettre l’accès et la continuité des soins pour la population. Toutefois, la participation active des médecins dans le modèle de collaboration interorganisationnelle proposé à l’heure de la création des réseaux locaux de services ne semble pas s’être concrétisée comme souhaité. Aussi, hormis quelques exceptions, on dénote très peu d’initiatives de collaboration qui mettent efficacement en lien les acteurs médicaux et sociaux. Il y a donc lieu de s’interroger sur l’état actuel du rapprochement entre les médecins de famille intégrés à un GMF ou une UMF et les autres acteurs présents sur les territoires.

François Aubry

Professeur, département de travail social de l'Université du Québec en Outaouais

Nassera Touati

Professeure agrégée, École nationale d’administration publique