Synthèse des résultats

Insécurité alimentaire et développement social collaboratif à Salaberry-de-Valleyfield
Janvier 2020
L’insécurité alimentaire s’est progressivement imposée au rang des défis sociaux contemporains. La distribution de vivres aux plus démunis représente la réponse prédominante à cet épiphénomène de la pauvreté économique. D’abord considéré comme une mesure de bienfaisance et d’assistance ponctuelle pour répondre à des situations conjoncturelles, le recours régulier et systématique à ce type d’aide s’est progressivement institutionnalisé. À Salaberry-de-Valleyfield, dans la région du Suroît en Montérégie, seuls deux organismes orientent leurs activités vers l’aide alimentaire, à savoir le Café des Deux Pains de Valleyfield et le Service alimentaire communautaire (SAC) de Valleyfield. C’est souvent par leur intermédiaire que les personnes en situation de vulnérabilité accèdent aux ressources des autres organismes communautaires et du réseau de la santé et des services sociaux.

Bernard-Simon Leclerc

Chercheur CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal, Dépt. de médecine sociale et préventive, UdeM, Institut universitaire de gériatrie de Montréal

Yves Couturier

Professeur, École de travail social, Université de Sherbrooke

Le projet de recherche « De l’insécurité alimentaire au développement social collaboratif : Étude de cas multiples sur le territoire du CISSS de la Montérégie-Ouest » (2012-2018) visait à répondre aux préoccupations des membres de la Table en sécurité alimentaire du Suroît, quant à la complémentarité et à l’efficacité des services offerts, face à l’augmentation du nombre de demandes d’aide. L’équipe de recherche, menée par Bernard-Simon Leclerc, rassemblait des intervenant.e.s, directeurs.trices d’organismes communautaires, profesionnel.le.s, chercheur.e.s et étudinat.e.s. Ces derniers ont préparé une trousse pratique et des rapports de recherche  pour aider les actrices et les acteurs du réseau à développer une vision commune des stratégies d’intervention. Le projet a bénéficié d’un financement du partenariat ARIMA.